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Re-Découvrir le Vieil Alençon

Re-Découvrir le Vieil Alençon

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une découverte insolite : l'Épitaphe d'une jeune fille du XVIIIe siècle,

une découverte insolite : l'Épitaphe d'une jeune fille du XVIIIe siècle,

Il est parfois des découvertes qui sont aussi inattendues qu'émouvantes.

A l'occasion de mise aux normes dans un ancien hôtel particulier du quartier Notre-Dame à Alençon, une longue inscription a été mise au jour, gravé dans une dalle en calcaire. Poussons la porte...

Une plaque de plâtre qui tombe et c'est une vie passée qui réapparaît, dans toute sa fragilité. Mais n'est-ce pas la fonction des monuments funéraires ?

 

La stèle funéraire.

 

Cette épitaphe nous parle de "DEMOIselle CATHerine RAGAIG... FILLE (?) DE MESSIRE CHARLE EMANUEL RAGAIGNE DE TALLONNAY CHEVALIER SEIGNEUR DE FRENEAUX LA RAMEE ET AUTRES LIEUX ANCIEN CAPITAINNE AUX GARDES COLLONEL A LA SUITTE DE DIEPPE CHEVALIER DE LORDRE ROYAL ET MILITAIRE DE ST LOUIS ET DE NOBLE DAME CATHERINE DUVAL ... SA MERE.

 

Relevé de la stéle et de l'épitaphe ((Jean-David Desforges, juin 2020).

 

La famille Ragaigne de La Hutellière ou de Tallonnay suivant la branche, est une famille de gentilshommes militaires et campagnards de la région de Sées. Si l'épitaphe parle plus de ses parents que d'elle-même, c'est peut-être que Catherine devait être toute jeune. Nous en saurons plus lorsque nous aurons trouvé les actes paroissiaux la concernant.

Comment cette stèle a pu se retrouver prise dans une maçonnerie ? Elle provient peut-être du cimetière de l'église Notre-Dame, toute proche. L'immeuble date des années 1780, période à laquelle le cimetière est désaffecté et transféré dans celui de la chapelle Saint-Blaise. Un récupérateur de matériaux a pu être sollicité pour approvisionner ce chantier, comme le suggère des lapidaires médiévaux en remploi, ici et là dans ses élévations.