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Re-Découvrir le Vieil Alençon

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Les grands incendies d'Alençon

Les grands incendies d'Alençon

Suite à la catastrophe qui a ravagé la cathédrale de Paris le 15 avril dernier, plusieurs de lecteurs ont évoqué l'incendie de l'église Notre-Dame d'Alençon en 1744. S'il est le plus célèbre, il n'est pas le seul...

La nuit du 3 ou 4 août 1744 est une nuit d'orage. La foudre frappe la flèche de l'église Notre-Dame d'Alençon, provoquant un incendie dévastateur. Cette flèche culminait à 62 m de hauteur, suites à des travaux de 1521. Il s'agissait d'une charpente posée sur la tour lanterne romane. Ce sont les moines capucins qui luttent contre l'incendie. La stratégie est d'abandonner le chœur et la flèche. En détruisant une grande partie de la charpente de la nef, ils évitent la propagation de l'incendie. Les chroniques contemporaines rapportent que c'est une vieille femme qui monte au faîte de la nef pour en scier la panne, dernier lien avec la structure en flammes.

 

 

Le dimanche 8 avril 1714 en soirée, trente ans avant l'incendie de Notre-Dame d'Alençon, c'est le pavillon du château qui est ravagé par les flammes. La toiture était ornée d'un campanile couvert de plomb, de même que le faîtage. Epis, fleurs de lys et clocheton fondent et alimentent le feu. Un moine capucin, monté dans les combles avec une relique censée éteindre le feu, chute lors de l'effondrement de la charpente. Il meurt au bout d'une semaine de souffrance. L'incendie éteint, 20000 livres de plomb et 4400 de fer sont récupérées !

 

 

Lors des incendies de Notre-Dame et du pavillon du château, nous voyons l'intervention des moines Capucins. Cet ordre a pour mission la lutte contre le feu. Au château, c'est la présentation de reliques qui doit éteindre le feu. Pour l'église Notre-Dame, la stratégie est plus efficace et rationnelle. Le couvent des Capucins d'Alençon (actuellement place Bonet) posséde au XVIIIe siècle, une pompe à incendie appelée... la capucine. En illustration : les Capucins et les volontaires sur le toit de Notre-Dame d'Alençon, dans un ouvrage du XIXe siècle sur l'histoire des pompiers.